Cujo
(J'ai lu, 1999, 379 pages)
Cujo est un saint-bernard de plus de 100 kilos. Quand on le voit on comprend pourquoi on dit
que le chien est le meilleur ami de l'homme. Une brave bête, tout le monde le dira.
Tout le monde le dira jusqu'au jour où Cujo se fera mordre par une chauve-souris et
attrapera la rage. À partir de ce moment-là rien n'y personne ne pourra dire que
Cujo est une brave bête car personne ne peut lui survivre.
Une mère et son fils vont l'apprendre à leur dépens,
après une journée enfermés en plein soleil dans une voiture avec Cujo qui
rôde autour...
Ma critique : Un des meilleurs, une sorte de huis-clos haletant qui n'en finit pas. Impossible
de refermer le livre avant la fin.
Note : 5/5
(Hermanicuss)
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Un petit village dans le Maine aux Etats-Unis, voilà pour le cadre.
Une famille moyenne engluée dans des problèmes de couples et d'argent,
voilà pour le qui.
Cujo tente de répondre au comment. Comment rester enfermé trois jours
dans une voiture en pleine canicule alors qu'un chien très très
enragé au sens premier du terme guette le moment où vous poserez le
pied par terre pour vous manger tout cru.
Voilà une histoire de monstre, chère à Stephen King, mais un
monstre réel, fait de chair et de sang, qui n'existe pas que dans
l'imagination de ses héros.
Le livre est une réussite dans le sens où King arrive à nous
tenir en haleine 380 pages avec cette histoire très simple, suivant tout
à la fois Donna et son fils Tad, 4 ans, enfermés dans la voiture;
son mari Vic, qui parti en voyage d'affairea commence à s'inquiéter
de ne pouvoir joindre sa petite famille; et Charity et son fils Brett, les
propriétaires de Cujo, partis en voyage, mais inquiets aussi d'avoir
laissé le chien qui semblait mal en point. La narration est parfaite dans le
sens où elle introduit petit à petit le fait que tous les
évènements ne sont que le résultat de coïncidences
désastreuses, et que notre vie tient finalement à ce genre
d'enchaînements de coïncidences.
On ressort pourtant un peu désappointé de la lecture de Cujo,
peut-être parce que la description de ce "siège", de ces 3 jours
horribles n'est pas exploitée totalement et laisse un peu la sensation de
rester sur sa faim. Les problèmes pratiques comme la faim, la chaleur, la
soif sont survolés pour se concentrer sur l'aspect psychologique.
Le début semblait annoncer Tad, le petit garçon comme personnage
principal, avec sa mère, mais le livre devient bancal puisqu'à
partir du commencement de leur calvaire, Tad ne devient plus qu'un personnage
auquel il est fait référence certes, mais de façon
détachée, comme si il n'avait que peu d'importance. Enfin, il est
dommage que l'auteur ne puisse s'empêcher de nous lancer subrepticement
sur la piste du surnaturel, son domaine de prédilection, alors que
l'histoire pourrait nettement s'en passer.
A lire donc pour passer un bon moment, et puis parce que c'est tout le talent de
Stephen King que de nous attraper dans son univers et de ne plus vouloir qu'on en
sorte.
Note : 3.5/5
(pacocado)
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