Les filles de Caleb 1: Emilie
(Le chant du coq dans l'édition québécoise)
(Albin Michel, 2005, 526 pages)
(Attention: Le résumé de ce commentaire dévoile bien
des choses...)
Résumé: Ce livre raconte une saga familiale. L'histoire commence au Canada, dans
le village de Saint-Stanislas en 1892. On va suivre la vie de Caleb et Sélina qui sont
des fermiers avec une tripotée d'enfants. Mais une va sortir du lot et ce sera Emilie.
Cette année-là, elle a treize ans, elle est 1ère de sa classe et veut continuer
ses études pour faire maîtresse d'école.
On la retrouve trois ans plus tard, alors âgée de seize ans, et elle a
réalisé son rêve, elle est maîtresse d'école dans le village
de Sainte-Tite. Elle est secrètement amoureuse d'un de ses anciens élèves,
Ovila Pronovost. Mais comme il ne lui fait pas la cour elle pense qu'il ne s'intéresse
pas à elle. Elle est alors courtisée par l'inspecteur des écoles M.
Douville, qui est plus âgé qu'elle et qui lui fait miroiter un voyage en Europe
en guise de voyage de noces.
Emilie après avoir écouté son coeur, finira par se marier avec Ovila.
Elle arrête l'enseignement et devient une mère au foyer, elle aura à
s'occuper de dix enfants. Surgit alors des problèmes de couple, son mari boit, s'en va
travailler sur des chantiers pendant des mois. La vie suit son cours et Emilie perd son
beau-père qu'elle adorait et dix-huit mois plus tard son père.
1914 débute et Emilie et son mari Ovila décident de prendre un nouveau
départ en allant s'installer dans la ville de Shawinigan. Très rapidement Ovila
trouve un travail dans une usine de papier, mais très vite ses mauvaises habitudes
reprennent le dessus, à peine son salaire reçu il va le boire avec ses copains
et en plus il se met à jouer. Emilie supporte cela pendant plusieurs années,
jusqu'au jour où elle se fait agresser dans son appartement par des copains à
Ovila à qui il doit de l'argent.
Nous sommes en 1917, Emilie a 37 ans, 10 enfants à charge et Ovila ne rapporte plus
d'argent à la maison. Toutes ces choses cumulées font prendre une grave
décision à Emilie. Elle se sépare d'Ovila et elle prend le train avec ses
enfants pour retourner à Sainte-Tite.
Mon avis: J'ai été conquise par cette saga familiale. J'aime la façon dont
Arlette Cousture parle des relations familiales. Le lien qui lie le père, Caleb et sa
fille Emilie, qu'il trouve très têtue mais dont il est très fier, car elle
parvient toujours à faire ce qu'elle a décidé. Dans ces descriptions, j'ai
retrouvé le lien qui me liait à mon père.
L'écriture est simple et enlevée, et je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer une
seule minute. Arlette Cousture décrit bien la façon de vivre de cette famille
avec tous les tracas de cette époque, j'ai trouvé ce livre très
enrichissant sur les us et coutumes des années 1850 et
suivantes. Je me réjouis de lire le deuxième volume qui parlera du destin de sa
fille Blanche.
Note : 4/5
(Lauric)
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Une très belle saga!
Québec, début du 20e siècle, nous allons grandir avec Emilie; quitter
dès seize ans le nid familial pour aller enseigner dans un petit bourg voisin, y tomber
amoureuse, se faire des amis, se marier, avoir des enfants, des problèmes avec son mari,
partir à la ville, ne pas s'y plaire, grossir, assumer tout de front et à la fin
de ce premier tome, repartir vers le village avec armes et enfants mais sans mari.
Un charme total avec infiniment de respect pour la façon de vivre de l'époque,
une dignité dans tous les actes et une part de malheurs sans pathos. Loin de tout
lyrisme goguenard ou naïf, une tranche d'histoire servie par une plume captivante, un
bonheur!
Note : 4.5/5
(Cuné)
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Au début du vingtième siècle, au village de St-Tite,
Émilie Bordeleau devient institutrice dans une école de rang. Puis,
après plusieurs années d'enseignement, elle tombe amoureuse d'un de
ses élèves, Ovila Pronovost. Il s'ensuivra alors une histoire d'amour
peu commune, pendant laquelle nous découvrirons peu à peu les
réalités de l'époque.
Une très belle découverte, et certainement un énorme coup de
coeur. L'histoire, telle que présentée, peu paraître assez
banale, mais elle est prenante, touchante. C'est loin d'être ennuyeux; au
contraire, les rebondissements s'enchaînent les uns à la suite des
autres.
L'écriture d'Arlette Cousture est fluide, tout en douceur. Elle est quasiment
poétique. L'auteure a très bien su retranscrire les émotions
des personnages, leurs états d'âme, ainsi que les
réalités de l'époque, qui ne sont pas toujours joyeuses. J'ai
découvert des expressions que je ne connaissais pas, et cela m'a tout
à fait ravi.
C'est une très belle histoire, et je me suis doucement laissé
envoûter. Il n'y a rien à redire; la perfection.
Note : 5/5
(Alexis_le_Yo)
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