Beach Music
(LGF - Livre de Poche, 1998, 924 pages)
Impossible de résumer un livre de Pat Conroy. Il est multiple, et n'entre dans aucune
catégorisation. A peine pourrais-je parler d'épopée humaine.
Nous faisons connaissance avec Jack McCall à Rome, où il s'est exilé avec
sa fille Leah (8 ans) après le suicide de sa femme, coupant ainsi net tous les ponts
avec sa famille et ses amis de la Caroline du Sud. Nous le suivons quand, rattrapé par
ses racines, il devra repartir là-bas et offrir à sa fille la culture Sudiste.
Nous souffrons avec lui des atroces péripéties avec lesquelles il devra composer.
Assistons, écrasés de dégoût, de terreur, de rage, d'impuissance et
d'incompréhension, au récit de ses ex-beaux parents qui ont survécu
à l'holocauste.
Accueillons tous les baumes de poésie, d'humour, d'amitié et d'amour qui veulent
bien se poser sur nous entre toutes les souffrances...
L'histoire est construite de telle façon, que Jack n'est finalement le centre de rien,
à peine un dénominateur commun. Sommé de participer à
l'écriture d'un scénario sur la génèse de quelques familles
sudistes, il nous éclairera sur ce qui l'a construit durant son enfance et son
adolescence. Il y a des passages qui m'ont aussi soulevée de beauté, magnifiques, le cadeau de
John Hardin à sa mère et surtout son explication ensuite, la lettre d'adieu de
Shyla. Il y a aussi des moments qui m'ont moins interessée, l'ersatz de tribunal vers la
fin, tout le personnage du père de Jordan.
Mais, tout comme avec Le prince des marées et Saison noire, Pat Conroy entre
profondémment dans mon coeur et je crois vraiment que je n'aime lire nul autre
écrivain autant que lui...
Note : 5/5
(Cuné)
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