Le train de 5h50
(Arléa, 2004, 80 pages)
"Le train de 5h50" fait partie de ces petits livres de quelques pages
qu'on lit en peu d'heures et qui vous submerge d'émotions
farfouillées. Le titre ressemble à une intrigue d'Agatha
Christie et fait vaguement "roman de gare" (haro sur le jeu de mots...)
mais on s'y trompe complètement! En fait l'auteur va user d'un rare
talent à peindre un désir fugace, une envie violente et une
lascivité étonnante sans entrer dans des scènes torrides
d'acrobaties sexuelles. Il suffit d'une femme et d'un homme, tous deux
prennent le train du petit matin, celui de l'aurore où les paysages
et les gens sont encore endormis. Et puis, "elle le regarde, il la regarde
le regarder. C'est comme ça que les choses commencent entre eux."
Des échanges de regards, des effleurements, des attouchements avec
les mains, les jambes, les pieds... Jamais un baiser échangé,
ni même une parole. Leur relation est sensuelle et intense, elle
dégage un érotisme surprenant où l'auteur a misé
sur l'atmosphère et la sensation au lieu du déballage
décadent. Et le résultat est épatant: c'est
judicieusement poétique et torride, suggestif et langoureux.
Gabrielle Ciam réussit un pari audacieux: oser décrire
l'indicible, l'attirance des corps et la volupté en des termes
propres et mesurés. L'ensemble est osé, impudique mais
juste.
De plus, elle ose le vécu alterné en se mettant dans la peau
de la femme puis de l'homme. Où l'on découvre le portrait d'une
femme moderne, libertine, réservée mais pas timide, et qui ose
sans brusquer. "Elle ne se fixait pas, quittait souvent, était
quittée. Elle était en fait une femme très
libérée et très seule, mais elle gardait un peu de ses
amants dans ces habitudes vestimentaires qui la définissaient de
plus en plus, l'affinaient même, faisant d'elle une femme
désirable et désirée." Lui est un homme marié
depuis vingt ans, il est heureux, toujours amoureux de son épouse
mais cette rencontre va le bouleverser et chambouler son univers. Ils sont
l'un et l'autre l'inconnue ou l'homme du train. Ils se plaisent et
cette ébauche de relation amoureuse égale tous les rapports
jamais imaginés entre un homme et une femme.
Gabrielle Ciam signe un roman tendre, au langage parfois cru et audacieux.
Une très belle mélopée se dégage de ce "Train de 5
h 50"...
Note : 3.5/5
(Clarabel)
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Un homme et une femme, qui ne se connaissent pas, ont l'habitude de
prendre le lundi matin, le même train, celui de 5h50, en direction de
Paris. Il se noue entre eux, progressivement, une complicité que le
lecteur voit évoluer au fil de ces voyages.
Gabrielle, la jeune femme se décrit comme étant
réservée. Peut-être, mais pourtant, elle n'hésite
pas à sortir de sa réserve, la demoiselle!
Dans ce livre à l'écriture simple et qui se lit très
vite, Gabrielle Ciam sait trouver le mot juste pour exprimer le
désir, l'attirance réciproque qui naît entre ces deux
personnages et ses conséquences.
C'est un petit roman qui laisse dans la mémoire, un souvenir
léger, agréable. Idéal à lire entre deux livres
sérieux!
Note : 3.5/5
(Laure)
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Clarabel écrit: "L'ensemble est osé, impudique mais juste."
Voilà trois mots qui résument parfaitement ce petit livre de
72 pages qui se lit très vite. Comment décrire le désir
de deux êtres, l'attirance qu'ils ont l'un pour l'autre sans tomber
dans le vulgaire. Il fallait oser. Et c'est ce que Gabrielle Ciam a fait
à merveille. Ce livre malgré qu'il soit cru par moments ne
tombe jamais dans le genre basse gamme des livres érotiques.
Beaucoup de sensualité, de finesse. Joli moment de détente.
Note : 3.5/5
(Felindra)
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Voici un livre express court et léger, pas érotique je trouve,
mais très suggestif, des mots clairs et pas crus.
J'ai passé un bon moment de divertissement avec quand même un
petit suspense à la fin. Point de vue homme, notre image en prend
un coup, mais on est solide.
Note : 4/5
(Teddy)
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Gabrielle aime se lever tôt pour prendre le train de 5h50 qui l'entraîne
vers Paris. Elle apprécie ce train encore peu fréquenté
à cette heure matinale. Elle a l'habitude du wagon 13 car il est près
du bar. Elle a ses places fétiches et ce matin au siège 41, un homme
est installé en face d'elle. Tout d'abord un peu irritée, la
situation évolue ainsi que le personnage. Le voyage matinal va prendre une
nouvelle dimension.
Un jeu s'installe entre les deux inconnus. C'est sensuel puis sexuel, exitant. On
alterne les impressions des deux protagonistes par rapport à cette rencontre
inattendue. Le livre est très agréable. Assez chaud, c'est la première
fois que je lisais un livre de ce style. Livre court, sensuel voir érotique.
Il m'a touché en faisait naître quelques chaleurs plutôt inattendues.
Note : 4/5
(Majanissa)
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