La maison biscornue
(LGF, 1983, 188 pages)
Qui a assassiné Aristide Léonidès en l'empoisonnant à
l'ésérine? Toute la famille vivant autour de ce vieil homme de
quatre-vingt-cinq ans dans cette maison biscornue est suspecte. Est-ce sa jeune
seconde épouse aidée du percepteur dont on murmure qu'il serait son
amant? Ou faut-il envisager la culpabilité d'un autre membre de cette
famille nombreuse composée de deux fils, deux belles-soeurs, trois
petits-enfants, une vieille tante...
Ce n'est surement pas ce qu'Agatha Christie a écrit de mieux comme roman
policier. L'enquête n'est d'ailleurs menée ni par Hercule Poirot, ni
par Miss Marple mais par Charles, le fiancé de Sophia Léonidès,
petite-fille de la victime. La maison biscornue manque donc un peu de cet humour
typiquement anglais qui a fait - entre autres - la marque de fabrique des romans
de la reine du crime. Cependant, le rythme est enlevé (malgré
quelques longueurs au départ pour présenter tous les personnages) et
l'énigme tient bien la route. Ainsi, je me suis faite avoir comme toujours
sur l'identité du meurtrier!
Un roman policier honnête donc, qui se lit avec plaisir et facilement. Et
c'est tout ce qu'on lui demande!
Note : 3.5/5
(Liza_Lou)
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