L'adversaire
(Gallimard/Poche, 2002, 219 pages)
Jean-Claude Romand tue sa femme, ses deux enfants et ses parents. C'est une
histoire qui s'est réellement passée en France en 1993. Durant une vingtaine d'années, Jean-Claude Romand faisait semblant de partir
travailler le matin mais il passait ses journées dans des cafés ou
à marcher dans la forêt. Tout le monde croyait que c'était un
médecin, même sa femme.
Cette histoire a intrigué et passionné l'auteur, Emmanuel Carrère.
Il a eu envie d'en écrire un livre. Mais il n'était
pas intéressé par un bouquin qui relate juste les faits.
Il voulait plutôt comprendre pourquoi cet homme, Jean-Claude Romand,
en est arrivé à poser ce geste. Et à quoi cet homme
pensait pendant qu'il se promenait dans les bois alors que tout le monde, y
compris sa femme, croyait qu'il travaillait. Il a alors écrit à Romand, en prison, afin de lui
demander s'il est intéressé à collaborer au bouquin.
Il a reçu une réponse deux ans plus tard.
Pendant ce laps de temps, il a écrit un roman basé sur cette histoire.
Il a d'ailleurs obtenu le prix Fémina pour ce livre, soit La classe
de neige. Par la suite il écrit finalement L'Adversaire.
Pour ce il a suivi le procès de Romand et échangé des lettres
avec cet homme.
Ce livre m'a intéressée pour comprendre
comment un homme arrive à tuer ses propres enfants.
L'auteur arrive bien à montrer au lecteur le cheminement du
meurtrier depuis sa naissance jusqu'à l'acte qu'il a posé.
On devine son profil psychologique. C'est bien explicite.
J'ai bien aimé. Ça se lit vite, une ou deux soirées.
C'est très prenant. Peu volumineux, 200 et quelques pages.
Mais je n'ai pas trouvé l'écriture de l'auteur sympathique.
Il y a un quelque chose qui a fait que je ne me suis pas du tout sentie en
relation avec l'auteur. On a l'impression qu'Emmanuel Carrère est mal à l'aise dans ses écrits.
Et c'est en lisant la fin que j'ai compris pourquoi.
Un bon livre mais il me semble que j'aurais dû davantage
être touchée par cette histoire.
Note : 3.75/5
(Mousseline)
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L'auteur relate ici les évènement qui ont changé la vie
de Jean-Claude Romand. Ce dernier a tué sa femme, ses deux enfants et
ses parents puis a tenté de s'enlever la vie mais en vain.
C'est à la suite de ces événements que ses amis
découvrent qu'il n'est pas médecin comme il l'a toujours
déclaré. Bref il mentait depuis 18 ans! Qu'est-ce qui a pu
amener cet homme intelligent, en deuxième année de médecine
à s'inventer une vie qui n'est pas la sienne et surtout à
mentir à ceux qu'il aimait pendant toutes ces années?
C'est ce que nous raconte l'auteur.
Cette histoire est vraie et très bien écrite! Bravo à
l'auteur, car le sujet n'était pas simple!
Note : 5/5
(Dytal)
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Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis
tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L'enquête révèle
qu'il n'était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile
encore à croire, qu'il n'était rien d'autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et
ce mensonge ne recouvrait rien. Près d'être découvert, il a préféré
supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à
la réclusion criminelle à perpétuité.
J'ai commencé ce roman en me disant que je lirais quelques pages et que j'irais
dormir, oubliez ça j'ai pas été capable d'arrêter et je l'ai
tout lu d'une traite. Comment un petit mensonge aussi banal peut finalement faire basculer
toute une vie?! A cause de ce petit mensonge sa vie en deviendra un mensonge permanent et
il finira pas tuer pour s'en sortir...
Un roman comme j'en ai jamais lu, une histoire époustouflante, c'est à se
demander comment l'auteur a pu penser à tout ça. C'est incroyable!
Note : 4/5
(Roxie)
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J'ai dû lire, voir au théâtre, à la tv, le livre L'adversaire. Il ne
m'a vraiment pas plu.
Note : 2/5
(Norules, France)
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Ce livre raconte une incroyable, époustouflante et réelle histoire: Le 9 janvier
1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants et ses parents et tente en vain de
se suicider.
Le roman est très bien construit, nul mot ne peut le définir, avec un style
d'écriture assez froid et sur un ton d'humour noir. Emmanuel Carrère utilise ce
ton parce qu'il ne peut pas faire autrement. Il est journaliste et en tant que tel il doit
s'efforcer de dire et d'écrire ce que Jean-Claude Romand lui dicte ou lui a
raconté. Emmanuel Carrère peut très bien choquer le lecteur dans son
écriture mais il ne raconte que l'histoire d'une personne qui a existé. Et c'est
sans doute, en utilisant cette écriture qu'il fait réagir, pour une fois, le
lecteur, qui n'a pas d'autres choix que de choisir son "camp", de soit approuver ou de
désapprouver les faits et gestes de Jean-Claude Romand.
Peut-être a-t-il voulu protéger sa famille en leur cachant la vérité?
Mais dans ce cas, pourquoi les a-t-il tués, un par un, en commençant par sa
femme, en passant par ses enfants et en finissant par ses parents?
Ce livre est bien, et il n'y a rien à dire d'autre à part le fait qu'il y ait
autant de détails inutiles qui perturbent un peu le lecteur. Mais dans l'ensemble c'est
plutôt un livre intéressant et incroyablement bien narré.
Note : 4/5
(Mushroom, St-Malo/France)
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Une histoire incroyable et pourtant bien réelle. Un meurtrier qu'on ne peut
s'empêcher de plaindre. Une plume, enfin, à la fois factuelle et émouvante.
Voilà les ingrédients principaux de ce livre bouleversant, surprenant, mais
surtout "inlâchable".
Emmanuel Carrère a adopté un style narratif qui,
d'office, prend le lecteur à parti: il évoque clairement ses doutes, ses
interrogations, ses états d'âme, dans une volonté d'objectivité mais
aussi, je pense, de proximité. Il souhaite que le lecteur "voit" la situation avec les
yeux de Jean-Claude Romand tout en gardant une distance nécessaire. L'auteur ne cache
pas les "blancs", les choses qu'il ne s'explique pas, il ne cherche pas à nous faire
croire qu'il maîtrise l'affaire; j'ai beaucoup apprécié cette
humilité: l'être humain n'est pas entièrement explicable, de même ses
actions peuvent être parfois énigmatiques. Ce livre m'a semblé tenir plus
de l'étude psychologique que du voyeurisme; il tente de reconstituer un
itinéraire invraisemblable à posteriori, mais même le recul ne permet de
tout comprendre. Ce qui m'a le plus bouleversée, c'est finalement que sans son masque,
Jean-Claude Romand n'existe pas; que sous sa vie factice, il n'y a rien au lieu d'y avoir une
double vie. Sa stratégie d'évitement perpétuée sur le long terme
l'a privé de vie tout simplement. Psychologiquement, cela me semble être terrible
à assumer. Romand est en quelque sorte un fantôme. Son histoire est le
symptôme de sa souffrance.
Un livre qui m'a rendu malade physiquement le week-end où je l'ai lu et qui garde une
empreinte très forte dans mon esprit.
Note : 5/5
(Flo)
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Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses
parents et leur chien, et essayé de tuer aussi sa maîtresse, avant de
tenter de se suicider. Il habitait près de la frontière suisse et disait travailler pour
l'OMS à un poste important. En fait, il vivait dans le mensonge depuis sa
deuxième année d'études de médecine, depuis qu'il ne
s'était pas présenté à un examen et n'avait pas
été admis en troisième année. Sans le dire à
personne. Et personne n'a rien soupçonné jusqu'au drame.
Emmanuel Carrère a entretenu avec lui une correspondance, puis il a
assisté à son procès. Son livre raconte l'histoire de
Jean-Claude Romand, son mensonge, sa tragédie. C'est très très
bien écrit, je veux dire par là que l'auteur réussit un tour
de force. Car comment écrire un tel livre et réussir à ne pas
tomber dans le voyeurisme ni dans le jugement? Et pourtant c'est ce qu'a
réalisé Emmanuel Carrère : un livre qui raconte, décrit,
cherche à comprendre (empathie).
Cette lecture m'a perturbée (cauchemars) car le fait de savoir que tout ça
s'est vraiment passé m'a beaucoup impressionnée. D'un autre
côté, cette tragédie et ce mensonge m'ont toujours
interpelée, je me demandais comment c'était possible, j'avais donc
envie de lire "L'adversaire". Aujourd'hui, je continue à me demander comment
personne n'a rien deviné avant, pendant si longtemps, pas même sa
femme, ses amis proches... autant de personnes autour de lui et personne n'a jamais
su...
D'après moi, c'est un excellent livre, d'un bout à l'autre. Et ayant
lu deux autres livres (fictions) de cet auteur, je ne suis pas surprise par sa
démarche. J'ai maintenant envie de lire encore plus d'ouvrages
d'Emmanuel Carrère!
Note : 5/5
(Ysla)
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