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Albert Camus

L'Étranger
(Gallimard/folio, 1972, 185 pages)

"Aujourd'hui, maman est morte", la première phrase de ce fabuleux roman. Le narrateur est un jeune homme qui vit à Alger. Il a un boulot, une petite amie et se satisfait de sa vie, de toute façon autrement ça ne serait pas mieux. A première vue, on peut le voir comme étant quelque peu fêlé mais en fait c'est un homme qui vit et pense selon ses propres normes, il ne s'est pas adapté au courant hypocrite de la société. Un jour, par accident il tue un arabe sur la plage et là commence son emprisonnement et son procès.

Qu'il ait tué un arabe ça peut passer, mais là où ça ne va pas c'est qu'il n'a pas pleuré lors de l'enterrement de sa mère. Il a agit à l'encontre des normes sociales, on devrait pleurer lors de l'enterrement de sa mère, on devrait avoir du chagrin... Je suis bien désolée de ne pas avoir eu la chance que ce livre fasse partie de mes lectures obligatoires à l'école car ça doit être drôlement passionnant d'en débattre à vive voix. Et le procès ah c'est génial, en quelques pages Camus démontre l'absurdité d'un système bâti par les hommes...

C'est la quatrième fois que je lis ce livre et auparavant je n'avais pas aimé, pourquoi alors le lire quatre fois et bien je sentais que malgré la dernière page tournée ce n'était pas terminé, je devais y revenir. Je ne saisissais sans doûte pas toute la portée du roman ou plutôt je n'avais pas envie de m'y arrêter. Car "L'Etranger" n'est pas un roman divertissant, c'est un roman à caractère philosophique qui offre plusieurs sujets de réflexions et à chaque lecture on y découvre quelque chose de nouveau.

Maintenant je crie au génie, pour l'originalité, pour l'écriture si précise, concise qui va droit au but, qui frappe l'esprit du lecteur. Un roman qui fait moins de 200 pages, un roman qui offre tellement de possibilité qu'on veut le relire, et encore le relire... Bon j'arrête ici, à vous de tirer vos conclusions. A lire absolument.

Note : 5/5
(Mousseline)
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Meursault, employé de bureau à Alger, reçoit un télégramme annonçant la mort de sa mère qui vivait en maison de retraite depuis trois ans. Il assiste à l'enterrement mais n'éprouve aucune peine, presque une certaine indifférence. Juste après, il rencontre Marie et en fait le soir même sa maîtresse. Il a pour voisin Raymond Sintès qui est plus ou moins un souteneur. Ce dernier demande à Meursault d'écrire pour lui une lettre de menaces pour la fille qui l'a quitté. Sur la plage, Sintès se bat avec des Arabes qui fréquentent cette fille. Meursault assiste à cette scène, n'intervient pas, mais ôte à Sintès son revolver. Un peu plus tard, Meursault revient sur cette plage. Un Arabe est toujours là et, pris de peur, tire son couteau. Alors, Meursault prend le revolver et tire quatre fois sur lui. Meursault est arrêté, jugé et condamné à mort. On lui reproche son indifférence, son anticonformisme, son manque de foi religieuse, etc. Lui, il souhaite surtout que tout le monde le déteste pour "justifier sa mort".

Ce livre a été écrit en 1942. L'Algérie était encore française, la seconde guerre faisait rage. Mais il semble encore d'actualité.

Note : 4/5
(Bernie)
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J'ai littéralement adoré "L'étranger", autant que "La Chute" je crois, et bien plus que "La Peste". C'est un petit chef-d'oeuvre ce bouquin.

Note : 5/5
(Chouette)
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Comment résumer ce petit livre sans en donner la fin. Mais c'est ce que je vais tenter de faire. C'est un homme dont la mère est décédée dans un asile pour les personnes âgées. Il assiste à l'enterrement de sa mère presque froidement et par la suite il rencontre une femme qui veut l'épouser sans vraiment qu'ils ne soient amoureux fous l'un de l'autre. Ils se font de nouveaux amis et notre personnage principal est entraîné dans une aventure qui le mène à tuer un homme. Ensuite c'est le jugement.

Albert Camus sait bien nous entraîner dans ce monde qui n'est pas le nôtre et c'est surtout la fin que j'ai aimé, le jugement et la suite. C'est le premier livre de Camus et c'est un succès!

Note : 4.5/5
(Dytal)
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Meursault vit paisiblement sa vie en Algérie. Une vie partagée entre son travail, ses amis et la plage, un endroit qu'il adore. Mais sa mère décède à l'asile. Et chose étrange, il ne semble rien éprouver. Et plus tard, il tue un arabe. Et encore une fois, aucune émotion. Et même chose durant son procès.

En fait, le titre du roman est très révélateur. Meursault est comme un étranger dans son propre corps, dans sa vie. C'est comme si rien ne l'atteignait. Il vit, mais n'éprouve rien. Ni peine, ni joie, ni amour. C'est déroutant de lire un tel récit car tout est raconté sur un ton détaché. Le héros sent bien qu'il devrait parfois s'émouvoir mais... rien. Et malgré cette absence d'émotions, on accroche, on se dit qu'il finira bien par réagir en voyant la mort approcher. Et jusqu'à la toute fin, on dévore l'histoire, se disant que lorsqu'il réagira, ce sera comme une digue qui cède. Est-ce que ça arrive? Ça, je ne vous le dis pas!

Il s'agit d'un grand roman! L'auteur a réussi à m'émouvoir. Mais je reste avec une grande question... Qu'est-ce qui fait que certaines personnes réussissent à contrôler aussi bien leurs émotions? Ou à ne pas en éprouver?

Note : 4.5/5
(Frisette)
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Ta critique est fabuleuse, Mousseline, et je comprends tout à fait que tu l'aies lu 4 fois; d'ailleurs, je n'en resterai pas moi non plus à une seule lecture, c'est vraiment un livre à multi-facettes duquel chaque relecture découvre une autre partie.

Alors quand on le lit pour la première fois, comme moi, et que c'est en plus un premier contact avec Camus, on est d'abord soufflés par la fluidité de l'écriture, aucun mot inconnu, aucune tournure stylistique, des faits, des descriptions. Ensuite on s'attache à l'histoire, on relit plusieurs fois certains passages pour essayer de bien comprendre la progression.

Arrivés à la chute, on s'interroge, au départ sur le coup de colère - d'ailleurs je ne suis toujours pas sûre de l'avoir compris, autant j'ai pu me mettre en empathie avec toutes les pensées décrites de Meursault, autant son éclat final me laisse encore perplexe -, dans un deuxième temps sur la portée de ce qui nous est raconté, on tente de classifier "L'étranger" dans un genre... Et on échoue!

Camus lui-même disait qu'il y avait dix façons au moins de résumer d'une phrase ce roman, selon ce qu'on met en exergue, et volontairement l'ambiguité est maintenue tout au long du récit.

A chaud j'en retiens le soleil, les sensations d'une Algérie éclatante de lumière et de chaleur, un homme inadapté pris dans une sorte d'engrenage... Suite dans un an, à la deuxième lecture...

Note : 4/5
(Cuné)
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Meursault, jeune homme qui vit en Algérie vient de perdre sa mère. On suit ses sentiments, sa vie au jour le jour jusqu'à ce qu'il en arrive à tuer un homme. La seconde partie du livre relate son procès et son emprisonnement.

Voilà ma seconde lecture de ce livre, et certainement pas la dernière. Oui, l'écriture est fluide, les phrases souvent courtes. Meursault nous conte son histoire froidement en décortiquant chaque événement.

Il est cet "Etranger" à sa propre vie, on a le sentiment qu'il vit au jour le jour, il n'arrive pas à comprendre les codes de la société même s'il fait beaucoup d'efforts pour se remettre en cause. Les autres lui reprochent sa froideur, son manque de foi, il est condamné à cause de son non-conformisme, pas de son meurtre.

Comme Cuné, j'ai été un peu dérangée par cette colère à la fin du livre, j'ai relu le passage et ai toujours du mal à comprendre ce qu'elle signifie. Un très beau livre, à lire.

Note : 5/5
(Doriane)
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Qu'il est étrange de se replonger dans Camus après plusieurs années loin de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à de la philosophie!

C'est un roman en deux parties très différentes. Dans la première, le style de Camus est extrêmement haché. Son personnage est d'une telle simplicité que ça le rend complexe à nos yeux et souvent même antipathique. La seconde partie est plus agréable à lire à mon goût, plus fluide et on a l'impression de découvrir un personnage plus profond qu'il n'y paraissait.

Camus, dans un style si particulier, sait très bien faire passer les messages et est sans aucun doute un très grand écrivain, même si j'ai été un peu déçue par ce roman. Je gardais un excellent souvenir de "La Chute" et "La Peste", lus pendant mes études, mais j'imagine qu'en vieillissant nos goûts changent aussi et en ce qui me concerne je me rends compte que je lis de moins en moins pour réfléchir et de plus en plus pour me distraire!

"L'étranger" reste cependant un livre intéressant, qui se lit très rapidement, et qui mérite certainement relecture.

Note : 3,5/5
(Lucie)
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Pourtant une oeuvre célèbre d'un auteur célèbre, en tête de liste des lectures scolaires, je n'avais jamais lu "L'étranger". L'extrême simplicité de l'écriture m'a beaucoup surpris, on ne dirait pas la plume d'un futur prix Nobel. Le récit est également très simple. C'est d'abord l'enterrement de la mère de l'auteur, puis la recontre d'une femme. L'histoire bascule lorsque le narrateur tue un arabe et qu'il est arrêté. Je n'ai pas beaucoup aimé la première partie. J'ai été décontenancé par le fait que jamais l'auteur ne mentionne de lieux ni d'époque. Le récit ne m'emballait pas trop : l'enterrement, l'ami de Mersault, l'amour porté à Marie...

En revanche, j'ai préféré la seconde partie, lorsque Mersault est emprisonné et qu'il est convoqué au procès. Là on peut réfléchir sur la portée philosophique de l'oeuvre, le fait que le narrateur ne soit pas jugé sur le crime qu'il a commis mais le fait d'avoir manqué de tristesse lors du décès de sa mère. L'attente de la sentence...

Bref, je pense que ce livre mérite à être relu plusieurs fois pour être mieux saisi. Ce n'est pas un coup de coeur. Sans doute à lire pour sa propre culture littéraire.

Note : 3,5/5
(docguillaume)







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