Caligula
(Gallimard/folio, 1972, 244 pages)
Ça raconte la vie d'un empereur romain, qui, ayant perdu sa soeur Drusilla qu'il a aimée d'une
passion incestueuse part pendant quelques jours et revient au palais demander à son suivant de lui
décrocher la lune. Il veut l'impossible, il veut tout renverser, suivre sa logique, puisque le monde est
absurde, il le fera jusqu'au crime, il ne peut accepter sa condition.
Rien ne l'arrête, il devient fou, il veut tout, malheureusement, mais heureusement pour le bien et le
bonheur des autres, il succombe sous les coups des conspirateurs.
Il représente l'homme absurde. Il n'accepte pas le monde tel qu'il est car il dit que les hommes
naissent, souffrent, meurent et ne connaissent pas le bonheur. Pour cela, il veut les conduire, faire le destin.
Il veut être plus fort que les dieux qui, à son avis, sont mauvais, il veut être un pur dans
le mal et suivre sa logique. A la fin de l'oeuvre, il crie son désespoir, car le non-sens de la vie fait
naître l'angoisse et que ce n'est pas en faisant l'opposé que l'on y arrive.
A première vue, cette pièce paraît vraiment désespérée, mais si on
l'approfondit, l'on peut voir le contraire car la révolte, la souffrance, la douleur font parfois dire le
contraire de la pensée et comme l'écrit Simon : "Caligula est la preuve par l'absurde de
l'absurdité de l'absurde".
Quant au style, celui-ci est vif, les répliques sont courtes, le ton est désespéré
et parfois tragique.
Bien entendu je ne serais peut-être pas objective car j'aime trop Camus et fatalement je lui
mettrais un 5/5.
Note : 5/5
(Garanemsa)
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