La concession du téléphone (Fayard, 1999, 281 pages)
Ne fait pas partie de la série Montalbano que je ne connais que de nom.
Vigàta, petite bourgade de Sicile, 1891. Filippo Genuardi, négociant en bois mais
surtout jeune dandy consommateur d'innovations technologiques, veut se faire installer une
ligne téléphonique. Il écrit pour cela au préfet de région,
un Napolitain visiblement paranoïaque. Dans ses hilarantes demandes écrites,
"Pippo" Genuardi fait une bête petite faute d'orthographe au nom du préfet et le
voilà soupçonné d'être un dangereux agitateur. Suivra, par lettres
interposées aux dialogues savoureux, un feu d'artifice de malentendus, mensonges,
quiproquos, etc. La mafia locale mettra ainsi son grain de demi-sel dans cette curieuse
aventure. Mais pourquoi diable Pippo tient-il tant à avoir le téléphone?
Mon avis : Livre original à l'humour savoureux! C'est un plaisir de se plonger dans ces
quiproquos, malentendus divers, intrigues invraisemblables... Les personnages ont tous leur
importance et sont fortement typés (à aucun moment on ne confondrait ces
Siciliens avec des Allemands!). L'alternance écrits/dialogues est parfois lassante mais
le récit est constamment émaillé de rebondissements et la fin est
surprenante. On ne s'ennuie pas!
Bref, bon souvenir!
(Flo)
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