Journal d'un vieux dégueulasse
(Grasset, 1996, 312 pages)
Bukowski, j'adore! Je l'ai un peu découvert "par hasard", en
commençant par "Journal d'un vieux dégueulasse"... et j'ai
été immédiatement séduite. Comme j'en avais
déjà parlé ailleurs, je me permets de copier ici un p'tit
paragraphe que j'avais écrit à l'époque :
"Buk a un style inimitable, grossier, il ne se prive jamais pour parler de sexe et
d'alcool, ainsi que de courses de chevaux, à peu près les trois
sujets qui l'importent le plus (du moins dans ce que j'ai lu de lui), et pourtant,
il arrive à toucher. Derrière une crudité féroce, on
sent une sensibilité terrible, une peur de l'échec, on sent un gars
bousillé par la vie, qui écrit parce qu'il n'aime que ça, un
écrivain totalement fou, hors-norme, méconnu aux Etats-Unis pendant
qu'il était encore vivant (encore qu'il avait réussi à ameuter
les foules - ses lectures publiques étaient de véritables
spectacles). Je le trouve drôle, dur, provocant, émouvant, il est
exactement le genre de personne que j'admire, tout en étant bien contente
de ne pas avoir eu la même vie."
Et ça résume plutôt bien... Je ne peux malheureusement pas
parler d'un livre en particulier, parce que j'ai lu Bukowski il y a quelques mois,
et que j'ai prêté mes livres. Après "Journal d'un vieux
dégueulasse", j'ai enchaîné avec "Le ragoût du
septuagénaire" (où les poèmes sont excellents) et "Contes de
la folie ordinaire" (celui des trois livres qui m'a le moins plu). J'espère
pouvoir bientôt lire un roman de Bukowski, pour tester son écriture
sur une "longue distance".
Je ne mets pas de note parce que j'aurais besoin pour ça de relire quelques
nouvelles et poèmes, mais cet homme-là me touche
énormément, j'ai même envie de dire que c'est un
génie... il est à découvrir, il faut juste dépasser
son apparence de provocateur, derrière se cachent des trésors...
(louve-épine)
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C'est le premier ouvrage que je lis de lui me semble-t-il. Il faut s'habituer
à une écriture et un vocabulaire qui vont m'interdire d'en faire la
lecture à haute voix à ma femme, mais ne m'empêchera pas de lui
en conseiller la lecture, hypocritement. Ce n'est pas très convenable, mais
quand on aime déjà CELINE, "le plus grand écrivain depuis
2000 ans" on n'est pas dépaysé.
Au-delà des gros mots, de l'alcool et du s..., de l'absence de majuscule en
début de phrase, je ne peux que m'incliner devant la pertinence des analyses
sociales et politiques. C'est très glauque et même gore mais je m'y
suis bien plu. Une vie de misère dans le froid, la pauvreté et
l'alcool et aucun espoir de rien. Une vie de SDF. Néanmoins on se sent
proches de lui et je l'ai trouvé souvent attendrissant raison pour laquelle
j'ai poursuivi avec "Factotum" sans hésiter. Quelques redites. On m'a dit
qu'il avait été jeté à la porte d'Apostrophe tant il
était ivre, mais je n'ai pas vu cette émission.
(Pilou)
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