L'Amour et l'Oubli
(Actes Sud, 2006, 484 pages)
André Brink est un de mes auteurs préférés, au fil des
années j'ai acheté presque toute sa production et je n'ai jamais
été déçue.
Ecrivain sud-africain, il s'est fait une spécialité de
dénoncer, dans son oeuvre, l'Apartheid.
Avec talent, il mêlait la fiction, à la réalité
politique inique de son pays.
L'Apartheid n'est plus, dépossédé de son principal sujet
André Brink devait cependant rester un très grand écrivain.
D'autant qu'en Afrique du Sud la situation reste chaotique et qu'il y a encore
beaucoup à en dire.
Je n'ai pas adoré "L'Amour et l'Oubli". Je n'ignore plus rien de l'anatomie
intime des personnages féminins de ce roman, j'ai une idée tout
à fait exhaustive de la façon dont le héros a fait l'amour
à ses nombreuses et changeantes partenaires, mais je n'ai pas
retrouvé l'auteur que j'appréciais.
Il me semble bien qu'avant André Brink ne parsemait pas autant sa
littérature de scènes chaudes. Bon je ne suis pas prude mais trop,
c'est un peu trop... Que Chris, le héros ou André Brink
lui-même, en quatrième de couverture il est question de "biographie
fictive" (deux termes contradictoires, non?), ait beaucoup aimé les femmes
on en doute pas, on est même content pour lui, mais qu'il étale sa
vie privée, tout ce qu'il y a de plus privée avec autant d'impudeur
(bien que cela reste joliment écrit) me gêne un peu.
D'autant qu'à part ça il n'y a pas grand chose d'autre, que le
récit de son dernier amour (platonique), soit un peu mièvre et
guère intéressant.
Ah je suis dure mais qui aime bien, chatie bien! En souvenir de ses autres romans
je le note 3/5.
Note : 3/5
(zeta-b)
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