L'honneur perdu de Katharina Blum
(Seuil/Points, 1996, 135 pages)
Une jeune femme se retrouve mêlée à l'arrestation d'un bandit.
Elle a eut le malheur de l'accueillir chez elle pour la nuit, et malgré la
surveillance policière, il a filé de l'appartement sans être
arrêté. Au fil des interrogatoires, la police croit en l'innocence de
la jeune fille, mais c'est sans compter sur la presse à sensations. Le
JOURNAL choisi de s'acharner sur la jeune femme. Il fouille son passé,
multiplie les insinuations, modifient les citations (le journaliste extrait ce que
l'interviewé a vraiment voulu dire), attaque ceux qui la défendent...
Aucun procédé ne lui est épargné. Elle ne peut plus
vivre chez elle, pourchassée par ses voisins et des inconnus. Ces
diffamations vont même faire couler le sang et apparaître la mort...
d'où le sous-titre.
Böll fait ici le procès d'un journalisme de bas étage, qui ne
craint pas de tromper et de détruire des vies pour vendre de la copie.
L'auteur connaît bien le sujet, car lorsqu'il a prit la défense de
Andreas Baader et Ulrike Meinhof, il a vu cette presse se
déchaîner contre lui.
Note : 3,5/5
(le réaliste-romantique)
|