Un garçon d'Italie
(Pocket, 2005, 221 pages)
Le livre est écrit d'une façon originale. Les trois personnages
s'expriment à tour de rôle, à la première personne. De ce roman se
dégagent beaucoup d'émotions, de réflexions, de pensées, d'interrogations
de part et d'autre. Au fur et à mesure que se déroule cette mini enquête,
on apprend à mieux connaître les personnages, à mieux les cerner. Ils se
mettent à nu, et on comprend cette relation à trois et ce qui les relie
entre eux.
J'aime beaucoup le style de l'auteur, limpide, clair, facile à
lire mais riche de par son contenu.
Très beau roman que je vous recommande. Je découvre cet auteur et je
relirai de ses romans, c'est certain.
Note : 4.5/5
(Felindra)
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Luca Saliéri est retrouvé mort sur les rives de l'Arno. Anna Morante, sa
compagne, va devoir reconnaître le corps. Léo, lui, n'apprendra cette mort
que par un article dans la presse. Et chacun, Luca (même mort), Anna et
Léo, va nous faire le récit (en chapitres successifs très courts et
nominatifs) de ses sentiments, de ses questionnements tout au long de
l'enquête policière: s'agit-il d'un meurtre, d'un suicide ou d'un
accident?
Le style est sobre, coulant, l'analyse psychologique des personnages est
fouillée, leurs réactions, leurs doutes, leurs états d'âme sont
relatés dans le détail et de façon superbe. Ce qui aurait
pu être désagréable, douteux ou vulgaire, est
raconté avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. Le
dénouement arrive à la dernière ligne et l'intérêt
de la lecture est maintenu jusqu'au point final.
Une très belle découverte et un auteur que je relirai sans
faute et avec plaisir.
Note : 4.25/5
(Chantal)
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Je serai directe. Je n'ai pas aimé ce roman.
Outre les décors qui sont esquissés comme de jolies
aquarelles, j'ai peine à trouver du mérite à ce roman.
L'intrigue est cousue de fil blanc et le dévoilement du "punch" est bâclé, tombe vite à plat.
Les personnages, surtout Anna, sombrent parfois - sans qu'aucun facteur ne le justifie -
dans le mélodramatique, se posent des questions incongrues, inappropriées
ou tout simplement criblées de clichés.
Ça sent le roman à formule, le roman au succès garanti.
D'un ennui monstre.
Note : 2/5
(MarieProze)
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Autant j'avais adoré L'arrière-saison de cet auteur, autant ce
récit à trois voix (celles de Luca, de sa compagne Anna et de
Léo) m'a déçue par son côté sombre et
âpre.
Petit à petit, le mystère de la vie et de la disparition de
Luca va être percé et laisser place à la découverte
d'une vérité difficile.
Par contre, comme dans L'arrière-saison, j'ai
apprécié la finesse de l'étude psychologique des
personnages.
Note : 3/5
(Laure)
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Le récit par plusieurs personnes m'a tout d'abord fait songer, pour
l'idée, au "Cercle de la Croix", de Iain Pears, récit dans lequel
plusieurs voix racontaient à leur façon la même histoire, une
intrigue criminelle. Tout comme dans le livre de Besson, la voix était
donnée, entre autres, à un mort. Original, intéressant,
amusant à certains moments surtout que les vivants ne savent pas de quoi est
mort le défunt, un beau mystère à la clé que chacun va
tenter de dénouer. Pas facile. Nous voici donc avec trois narrateurs (sans
compter, en effet, le charme ajouté par les épigraphes du
Métier de vivre de Pavese).
Le tout commence par une présentation succincte des faits : "Le cadavre de
Luca Salieri a été retrouvé aux premières heures de la
matinée, ce 23 septembre, échoué sur la rive gauche de l'Arno,
en contrebas du ponte Santa Trinita. Le corps était aux trois quarts
immergé dans les eaux boueuses du fleuve, calmes à cet endroit, de
sorte qu'il n'était que légèrement ballotté. Le visage
reposait contre la terre ocre et sablonneuse, la joue exposée à la
vue était dissimulée par la chevelure humide. Lorsque les carabiniers
ont retourné la carcasse du mort, ils ont constaté qu'une pourriture
verdâtre recouvrait la partie droite de la face. Luca Salieri avait
vingt-neuf ans. Sa disparition avait été signalée deux jours
plus tôt par sa compagne, Anna Morante."
La parole est ensuite donnée à Luca, Léo et Anna; l'histoire commence véritablement
à prendre vie. Le témoignage de Luca est impressionnant, il raconte son décès, les
sensations éprouvées par l'âme et par le corps, l'évolution de son enveloppe
corporelle vers la pourriture. Le tout sans amertume ou colère, bien au contraire, c'est empreint de
sang-froid. Luca ira jusqu'au bout de son histoire, dévoilant en fin de parcours comment il est mort.
Anna, c'est sa fiancée, elle se pose beaucoup de questions, elle pleure
l'amour et l'absence, elle souffre. De son côté, Léo attend
aussi, mais plus discrètement qu'Anna, il attend tout simplement. Léo
qui a rencontré Luca dans des toilettes glauques de gare. Un lien est
né entre les deux, étrange et intense.
Magie contagieuse de l'écriture qui nous fait croire et deviner en
même temps que les trois héros, nous sommes dans chacun d'eux, on suit
l'histoire en s'y intégrant, en recollant les morceaux, en tentant nous
aussi de comprendre. Un chassé-croisé de sentiments et de
scènes hétéroclites.
Note : 4/5
(Sahkti)
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Luca Salieri avait 29 ans. Il vivait à Florence.
Il est retrouvé mort, noyé : mais quelle est donc la cause
réelle de cette noyade? Un accident? Un meurtre? Un suicide?
Luca ne vivait pas seul. Il ne vivait pas non plus avec quelqu'un : il partageait
son existence entre Anna Morante, sa compagne depuis 5 ans, et Leo Bertina, jeune
prostitué d'une vingtaine d'année, son amant depuis quelques temps.
Ce n'est pas qu'il n'aimait pas Anna, mais... "J'ai vécu des années
heureux. Et, un jour, j'ai été plus heureux encore."
Anna était dans la lumière, Leo était dans l'ombre. Et c'est
cette part d'ombre, ce secret si bien caché, que le décès de
Luca va finalement révéler, au terme d'une quête dont aucun des
deux personnages survivants ne sortira indemne.
Pour Anna, la révélation sera rude. "Lorsqu'on jette une
lumière crue sur la partie du visage demeurée dans l'ombre, peut-il
apparaître une difformité inquiétante, une laideur que vous
n'aviez jamais aperçue jusque là? Les adjectifs que vous employiez
pour le qualifier peuvent-ils prendre un double sens?"
Dans ce récit, chaque chapitre, bref et concis, est dévolu à
un unique personnage, chacun s'exprimant à tour de rôle et chacun nous
apostrophant successivement avec ses interrogations, ses doutes, ses illusions ou
ses désillusions. Le point de départ de l'histoire est identique (la
mort de Luca), et pourtant, il existe des variantes selon que l'on suive le point
de vue du mort, celui de la femme trompée ou celui de l'amant caché.
Luca, Anna et Leo sont donc amenés à se dévoiler dans les
moindres détails, et souvent très intimement, et, cependant, on ne
peut déceler dans aucun des propos qui sont transcrits la moindre trace de
vulgarité.
L'écriture de Philippe Besson me plaît toujours autant... pourtant,
il me manque ce "petit plus" que j'ai trouvé dans "En l'absence des hommes"
et qui fait toute la différence. Peut-être ai-je trouvé trop de
similitudes entre ces deux histoires et enchaîné trop rapidement les
deux romans pour pouvoir apprécier à sa juste valeur le second alors
que je suis encore sous le charme du premier. Une excellente lecture toutefois!
Note : 4/5
(Laureline)
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