L'enfant du peuple ancien
(Le Livre De Poche, 2003, 317 pages)
Au nord-est de l'Australie fin de l'année 1918, Kader bouleversé
assiste à la mort de sa femme Lislei, il se souvient des étranges
circonstances qui les ont fait se rencontrer il y a cinquante ans. C'est en 1870
que Lislei, Alsacienne est prise dans la tourmente de la Commune, une erreur qui va
transformer sa vie. Dans le même temps Kader, Algérien, est fait
prisonnier au cours de la révolte des tribus sahariennes contre les colons
français. Ces deux êtres que rien ne prédisposait à leur
rencontre sont déportés en Nouvelle-Calédonie, mais ils
parviennent à s'évader à bord d'un vieux bateau se dirigeant
vers l'Australie, le commandant personnage peu recommandable semble pratiquer un
commerce atroce et c'est là qu'il découvre un petit garçon
ligoté qui s'appelle Tridarir, qui après avoir assisté au
massacre des parents, se trouve être le dernier représentant des
aborigènes de Tasmanie et est emmené pour être vendu. Ils
sauvent le garçon des mains de ses tortionnaires et c'est à ce moment
que pourchassés, humiliés nos trois héros vont unir leur
destinée pour survivre.
Mon avis : Ce livre est un bijou car la narration m'a subjuguée tant par la
beauté des phrases que par les expressions et les jurons qui replacent chaque
personnage dans son pays d'origine. C'est un roman d'aventures, d'amour et
d'humanisme qui à certain moment m'a coupé le souffle. C'est un
auteur que je relirai, c'est certain.
Note : 5/5
(Lalyre)
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