Les Belles-soeurs
(Lémeac, 1993, 150 pages)
C'est une pièce de théâtre. Ce sont quinze femmes qui se retrouvent dans
la cuisine de l'une. Quinze femmes de la classe ouvrière; pauvres, misérables,
jalouses, envieuses, hypocrites, pas heureuses, qui parlent le joual. Des femmes qui passent
leur vie à élever plein d'enfants, à faire du ménage et à
endurer un mari pas toujours endurable. Elles trouvent leur bonheur à participer
à des concours de toute sorte ou à jouer au bingo. Le rêve est la seule
possibilité de se sortir de leur vie terne. C'est drôle et triste à la
fois. Plus triste que drôle tellement la misère est présente, et
tellement on a l'impression que ces femmes ne s'en sortiront jamais. Bref c'est du Michel
Tremblay! Le milieu dans lequel il a grandi.
À lire! En tout cas, ça fait partie de mes incontournables!
Note : 5/5
(Mousseline)
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L'histoire: Germaine Lauzon a gagné 1 million de timbres et des livrets pour les y
coller. Avec, elle projette l'acquisition d'un tas de mobilier dans le catalogue joint. Elle
est très contente, Germaine. Elle compte faire d'une pierre 2 coups en conviant ses
voisines, soeurs, belles-soeurs etc. à venir l'aider à coller les timbres dans sa
cuisine, tout en parlant de tout et de rien autour d'une liqueur. Mais voilà toute la
nature humaine qui se révèle au cours de cette soirée!...
Mon avis: trucculent! Non mais sérieusement, je me serais crue dans le milieu de mon
enfance. Imaginez un clan de polonais implantés dans le Pas-de-Calais, même
époque, fin des années 60. les hommes sont à la mine, les femmes se
reçoivent les unes les autres sous divers prétextes et c'est la même
chose! Remplacez le joual par le patois du Nord... Impayable! Cruel! Abject! Adorable!
pitoyable! ben tout y est.
En plus cette édition comprend des photos des actrices ayant interprété
les rôles, une intro d'Alain Pontaut (que j'ai trouvée très pompeuse!) et
à la fin diverses critiques parues ça et là dans la presse.
Un régal je vous dis. Même et surtout si ce qui vous en reste en le refermant
c'est un rictus désabusé...
Note : 5/5
(Cuné)
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Que des femmes dans une cuisine, à la fin des années soixante au Québec.
Des femmes misérables, pathétiques, sans rêve, sans espoir, pleines de
jalousie et de méchanceté, malgré tous les bons principes qu'elles
arborent! Elles parlent en joual, ce qui rend la lecture assez ardue pour un européen,
mais l'effort en vaut la peine, entéka, (j'aime trop ce mot) parce que les personnages,
quoique caricaturaux, en deviennent "hyperréels" et prennent ainsi une dimension
humaine intemporelle et hors frontières.
Les critiques de l'époque suivent la pièce, et c'est intéressant de voir
avec le recul, la réaction due à l'utilisation du joual au théâtre.
Il me semble que Michel Tremblay a fait faire un pas de géant à la
littérature québécoise!
J'ai hâte de découvrir ses autres oeuvres!
(Lassy)
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FANTASTIQUE! J'adore la plume de cet homme, c'est la meilleure
écriture dramatique que j'ai jamais lue ni jouée car, oui, je
l'ai joué! C'est merveilleux de jouer ses personnages, je jouais
Mme Gingras et Mme Garnier. Attachant!
J'y mettrai un 10/10!
(Marie-France, 17 ans, Vaudreuil-Dorion/Canada)
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