Homère, Iliade
(Albin Michel, 2006, 178 pages)
Je suis vraiment très partagée avec cette version de l'Illiade
proposée par Baricco. Donné en feuilleton à la radio, il y
avait là derrière un petit côté "récit
d'aventures", tout cela était plutôt vivant et, indiscutablement, cela
a attiré des personnes qui n'auraient jamais ouvert Homère.
Je considère donc l'oeuvre de Baricco comme louable, notamment à
cause de son travail de lecture et de décryptage.
Il me semble cependant qu'au final, l'essence du texte a disparu. Baricco a
modernisé l'Illiade, c'était certes un travail nécessaire mais
ô combien délicat. Je n'ai pas retrouvé dans ses lignes ce qui
faisait la force du texte de Homère. Comme si, ici, on avait écrit un
nouveau texte, se prêtant à de nouvelles mises en scène tant
qu'au théâtre qu'au cinéma. C'est devenu très visuel, et
puis trop sommaire par moments. Presque trop moderne. Et la modernité ne
s'encombre pas des dieux. C'est là que je décroche
complètement, désolée Monsieur Baricco. Du coup, le texte sans
contexte n'a plus grand chose à voir avec l'original si ce n'est une trame
historique, quelques événements racontés dans un langage
remanié et la désagréable sensation qu'il manque quelque chose
de très important, de non visuel, de palpable uniquement par l'esprit. Une
adaptation qui manque beaucoup de force à mes yeux.
Note : 2/5
(Sahkti)
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