Le chef-d'oeuvre inconnu
(Gallimard/Folio, 2005, 381 pages)
À Paris, 1612, le peintre Porbus et son élève Poussin reçoivent la visite d'un
vieillard Frenhofer, l'unique élève du peintre Mabus. Débordant d'enthousiasme pour le
talent apparent du jeune Poussin, il donne spontanément un cours de peinture à Poussin en
corrigeant un tableu de Porbus. Il dit travailler depuis dix ans sur un chef-d'oeuvre, La Noiseuse, portrait
d'une femme, belle et vivante comme on n'a jamais vu. Il cache la toile pour tout le monde, jaloux comme un
amant.
Poussin, qui veut voir cette toile, demande sa maîtresse Gillette, fille d'une beauté parfaite, de
se laisser peindre par le vieillard sur condition qu'il montre la toile cachée. Le vieillard refuse, mais
sur la vue de la fille il est subjugée par sa beauté, et il cède. Poussin et Porbus
découvrent que Frenhofer, gâteux, a barbouillé presque toute la toile, sauf un pied
magnifique. Par la faute du jeune Poussin, Frenhofer prend conscience qu'il est gâteux et Gilette, tout en aimant
Poussin, le haït pour cela. Frenhofer détruira toutes ses toiles et se tuera.
Un texte merveilleux de Balzac, vrai chef-d'oeuvre, et un coup de coeur pour moi.
Note : 5/5
(Gallomaniac)
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