La Grande Bretèche
(La Joie de lire, 1993, 48 pages)
La Grande-Bretèche est un joli domaine au bord de la Loire, pas loin de Vendôme. "Une invisible
main a partout écrit le mot Mystère", car depuis dix ans le domaine est à l'abandon.
Pourquoi, c'est ce que le narrateur, médecin de passage, cherche à savoir. Le notaire de Vendôme
l'avertit : suite à un testament il ne faut pas toucher au domaine avant 50 ans. Le sujet est le dada du
notaire qui raconte avec plaisir comment madame de Merret a vécu vers la fin de sa vie, comment elle a
rédigé son testament avant de mourir. L'aubergiste en sait un peu plus : il y avait
un bel Espagnol à l'auberge qui allait nager nuitement, mais qui une fois n'est pas revenu, laissant argent
et vêtements. Pour connaître la suite, le médecin décide de faire la cour à l'ancienne
servante de madame de Merret, qui lui raconte les détails de ce drame. Le fin mot est que madame de Merret
considère La Grande Bretèche comme une sorte de monument pour son amant et avec raison.
"La Grande-Bretèche" est dans le fond un drame conjugal; dans la forme, c'est un récit qui nous
révèle comment un secret s'ébruite. C'est comme un récit de détective, Balzac
a été considéré un précurseur du roman de détective. La tension y est,
les descriptions sont tout à fait balsaciennes, le dénouement fait impression.
Note : 4/5
(Gallomaniac)
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