Le voyage d'Anna Blume
(Actes Sud/Babel, 1993, 266 pages)
Anna part à la recherche de son frère, journaliste dans une ville à
l'autre bout du monde, dont elle est sans nouvelles depuis plusieurs mois.
En débarquant dans la ville, Anna ne trouve que des ruines, des
cadavres un peu partout. Les gens fouillent les poubelles pour manger.
Elle finit par se trouver un emploi: ramasseuse d'objets dans les rues.
Il y a plusieurs sectes dans cette ville bizarre. Les coureurs: ils courent
jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les sauteurs: ils sautent des toits
d'immeubles...
Bref, complètement fou. Une ville imaginaire dont personne ne peut
sortir... Obsédant, dérangeant...
J'adore. Vraiment extra.
Note : 4.75/5
(Mousseline)
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"Le voyage d'Anna Blume" est un roman onirique. Il se présente sous la forme
d'une longue lettre écrite par Anna Blume, on ne sait pas bien pour qui, ni
comment elle a été récupérée. Dans cette lettre
y est décrite une cité imaginaire post-apocalyptique qui disparaît
peu à peu. Anna est à la recherche de son frère qui a disparu
et n'a d'autre choix que d'affronter ce monde misérable de façon
courageuse. Ce sont ses errances dans ce monde à la dérive qui
forment la trame du roman.
Au premier abord, "Le voyage d'Anna Blume" paraît surréaliste, la
lecture est très dérangeante. On se retrouve dans une ambiance
véritablement kafkaïenne. La plupart des propos tenus par Anna, si on
les prend au pied de la lettre, sont complètements délirants.
Finalement, c'est entre les lignes qu'on voit peu à peu apparaître une
oeuvre stupéfiante de profondeur et de subtilité sur notre monde bien
réel lui, une critique acide d'une société où la
consommation nous rend tous fébriles.
Ce livre est un cri à la fois de détresse et d'espoir, un appel à
l'aide d'un monde qui se meurt et nous apparaît plus réel que la
réalité. Il s'agit d'un véritable plongeon dans un monde
fermé où chacun cherche à survivre sinon à mourir
dignement. Un voyage au bout de la misère, disons même vers le
désespoir. Et pourtant il reste la lumière des hommes. Paul Auster
crée avec talent un univers un peu morbide mais fascinant.
Un livre un peu déprimant mais, ô combien, magnifique et
profondément marquant! A conseiller.
Note : 4/5
(joujoub)
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Ce roman a été pour moi une petite merveille, une belle
découverte de Paul Auster. Il a été écrit sous la
forme d'une longue lettre qu'Anna envoie à son meilleur ami. Elle utilise
donc régulièrement le pronom "tu", impliquant le lecteur dans sa vie.
Les décors de cette histoire étaient très clairs dans ma
tête. L'auteur a un style tout particulier permettant aux longues
descriptions de ne pas être ennuyeuses.
Note : 5/5
(Naurore)
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