Club des rats de biblio-net


9725 critiques, 3710 livres, 1481 auteurs



Paul Auster

Revenants
(Actes Sud, 1993)

Tout comme le premier tome de la trilogie, ce roman débute à la manière d'un roman policier: une filature dans la ville de New-York qui tourne finalement en quête d'identité. Cette fois-ci, les personnages n'ont pas de nom. L'auteur les appelle tout simplement Bleu, Noir et Blanc.

Embauché par Blanc, le détective privé Bleu doit filer Noir sans savoir de quoi il en retourne. Noir ne fait rien de ses journées. Il écrit. Noir file-t-il Bleu? Qui est Blanc? Qui est Bleu? Paul Auster? Quinn? Blanc existe-t-il vraiment?

Autant dans le premier roman, l'auteur s'amusait à interchanger les noms propres (prénoms et noms de famille), autant dans celui-ci, ils ne les évoquent pas du tout. Dans le premier tome, Quinn avait son vrai nom, son pseudonyme d'écrivain et prenait aussi le nom de Paul Auster. Peter Stillman, pour sa part, disait toujours qu'il ne s'agissait pas de son véritable nom et le père Stillman s'était lui aussi inventé une seconde identité, celle de Henry Dark pour faire passer des idées qui, autrement, auraient été fort critiquées.

Aussi, à la fin de la "Cité de verre", nous apprenons que le narrateur n'est pas Paul Auster. Ce n'est donc pas lui qui a tout manigancé. Mais qui est-ce? Qui a récupéré le fameux cahier rouge de Quinn? Manifestement l'affaire Stillman était un coup monté, mais un coup monté par qui?

Dans "Revenants", il s'agit encore une fois d'un coup monté. Le narrateur nous apprend que le manuscrit qu'écrivait Noir racontait la vie de Bleu (Noir filait donc Bleu) et qu'il aime bien penser que Bleu est maintenant sur un bateau. En passant les références à la mer, aux bateaux et à Chistophe Colomb finissent par nous confondre tout au long des trois romans!

Mon intérêt dans ce roman a surtout consisté à tenter de découvrir qui était qui par rapport au premier roman. À la fin, je me suis dit que je n'étais probablement pas bête, qu'il me manquait des éléments et que je finirais par comprendre la logique de tout ce cirque dans le troisième tome.

note: 3.5/5
(Lafillasse)
**********

Je ne sais pas trop comment décrire mes impressions par rapport à ce deuxième volume de la trilogie. Je n'ai pas complètement détesté mais de là à dire que j'ai aimé, il y a une marge. En fait j'ai aimé par bouts seulement.

Des éléments m'ont beaucoup agacée. Tout d'abord le fait de nommer les personnage par des noms de couleur m'a dérangée dans la première moitié du livre. Je n'étais jamais certaine de savoir qui était qui. La fin m'a aussi beaucoup déçue et pour être honnête, je n'ai pas trop compris. J'ai donc gardé un goût amer du roman, l'impression d'avoir lu ces 90 pages pour rien puisque que je n'ai pas vraiment su où l'auteur voulait en venir. J'espère que le troisième tome éclairera ma lanterne!

note: 3/5
(Frisette)
**********

Monsieur Bleu est un détective privé chargé d'observer tous les faits et gestes de Monsieur Noir, à la demande de Monsieur Blanc qu'il ne connaît que par courrier interposé et à qui il doit remettre un rapport écrit toutes les semaines en échange de sa paye hebdomadaire. Il va habiter un studio situé en face de l'appartement de Monsieur Noir, dans Orange Street, à New York...

Un petit roman ou une grande nouvelle, qui se lit vite, et qui soulève encore le thème de l'identité, de la ville où au milieu de la foule chacun est solitaire, où pourtant on a besoin d'autrui, du regard d'autrui pour vivre.

C'est toujours aussi prenant, mais je me pose finalement plein de questions, peut-être une révélation dans la troisième partie?

Note : 3.5/5
(Chantal)
**********

Dans ce livre étrange, les personnages portent des noms de couleur. Auster nous propose ici de suivre un détective privé embauché pour surveiller un homme. Il n'en sait pas plus, ni quelles sont les raisons de cette observation. Il finit par disparaître de la circulation. Son travail est mortellement ennuyeux et Bleu en finit par se demander si tout cela a un sens ou s'il n'est pas le dindon de la farce.

C'est un livre qui demande au lecteur de s'accrocher car l'intrigue assez plate peut rebuter. Pourtant, quand Bleu commence à émettre des hypothèses sur son rôle, puis quand la situation s'éclaire, on ne peut s'empêcher de penser qu'Auster a fait très fort et que l'intrigue est menée de main de maître. Il s'agit, au fond, d'une interrogation sur ce que nous sommes : de simples revenants? Des individus qui ont perdu le sens de leur vie dans cette ville sans âme qu'est New York? Des reflets? Tout comme "Cité de verre", ce second volume de la Trilogie New Yorkaise est passablement désespéré; il inclut même une dimension tragique. Cependant, il nous oblige à réfléchir, à regarder la vie sous un autre angle. Ainsi, ce livre fournit matière à penser mais il n'en reste pas moins très déconcertant!

Note : 4/5
(Flo)
**********

L'histoire tout d'abord : Bleu est chargé par Blanc d'enquêter sur la vie privée de Noir. Pour cela, Bleu bénéficie d'un petit appartement dans Orange Street. Dans cette enquête, il commencera par appliquer les méthodes que lui a enseignées Brun, avant de douter du fondement même de l'enquête.

Beaucoup de couleurs dans cette histoire, ça promet un sacré mélange. Cela a-t-il été prévu pour "dépersonnaliser" les protagonistes?

L'histoire se tient principalement à huis-clos, on attend, on guette avec Bleu, qui se demande de plus en plus ce qu'il fait là. Et si c'était lui la vraie victime? Lui s'enferme, suffoque, perd même ce qui lui était le plus cher, sa future femme. Et tout cela pour suivre Noir, qui mène une vie tout ce qu'il y a de plus rangée.

Voilà ce qui ressort de cette lecture : c'est oppressant. Le pauvre détective agonise et l'on se croit dans The Truman Show de Peter Weir : qui est l'observateur, qui est observé? En bref, même s'il fait se poser des questions sur nous-mêmes, ce deuxième volet de la trilogie new-yorkaise ne m'a guère emballée; trop d'attente et de questionnements pour un final bien prévisible.

Note : 2,5/5
(SphinxCoco)
**********

Il y a beaucoup de couleur dans les noms des personnages. Même une rue se colore Orange. C'est une trouvaille à le poème de Rimbaud "A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu: voyelles" Il y a en plus Brun, Doré, Lerouge, Le Gris, Rose. Seulement, cela ne rend pas la lecture agréable. En plus, le récit ne prend pas. Je me suis trouvé un peu dans la position de Bleu, lisant Thoreau: "Dans le troisième chapitre il tombe sur une phrase qui lui dit enfin quelque chose: "Les livres doivent être lus avec autant de considération et de réserve qu'on a mis à les écrire"." La première phrase un peu intéressante dans "Revenants" était sur la personne Noir: tant que rien n'est connu de Noir, tout est imaginable et cette personne se présente comme un manque, un trou noir pour le détective Bleu pour lequel toutes les suppositions sur Noir deviennent possibles. Pour à la fin découvrir que Noir est également détective espionnant Bleu, qui du coup a une peur bleue et agit en conséquence.

Comme prolongement de la "Cité de Verre", c'est décevant. Même la part d'une philosophie du mot et du langage y est plus pauvre que dans le tome I.

Note : 2/5
(Gallomaniac)

Ajoutez votre critique

Pour avoir plus d'infos:

Europe: Amazon.fr
Québec/Canada/USA : Amazon.ca








L'invention de la solitude,
Trilogie New-Yorkaise,
Cité de verre,
Revenants,
La chambre dérobée,
Le voyage d'Anna Blume,
Moon Palace,
La musique du hasard,
L'art de la faim,
Léviathan,
Le carnet rouge,
Mr Vertigo,
Le diable par la queue suivi de Pourquoi écrire?,
Tombouctou,
Le livre des illusions,
La nuit de l'oracle,
Brooklyn Follies,
Dans le scriptorium,
Disparitions
Espaces Blancs,

Cité de verre
(la bande dessinée),
Le New York de Paul Auster

Biographie et bibliographie




Abonnez-vous à la newsletter.

Hébergé par YourMailinglistProvider.com





©2000-2008 - Club des rats de biblio-net