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Paul Auster

L'invention de la solitude
(Actes Sud, 1992, 304 pages)

Ce livre est formé de deux parties. Dans la première partie, Paul Auster parle de son père. Le père invisible. L'absence de relation père-fils. La mort du père qui donne l'opportunité à l'écrivain d'écrire grâce à l'héritage. De connaître le père, permet au lecteur de découvrir l'homme qui se cache derrière l'écrivain. Ça m'a beaucoup touchée.

La deuxième partie... ouf... Après une première lecture, j'avais l'impression de n'avoir rien compris alors j'ai recommencé. Je crois que j'ai compris maintenant. :) C'est le point de départ des thèmes qui reviendront dans les livres d'Auster. Le hasard (qui passionne et obsède tant l'auteur), la solitude, la solitude de l'homme dans sa chambre, le baseball...

Ce bouquin m'a aidée à comprendre les livres qui suivent mais je me demande si ces livres ne m'ont pas aidée à comprendre L'Invention de la solitude.

J'ai trouvé cette lecture très très ardue. L'auteur se pose beaucoup de questions sur le moi, la mémoire. Mais c'est passionnant. Passionnant parce qu'à quelque part je me suis posée les mêmes questions. Je me suis reconnue à maintes reprises.

J'ai très envie de relire La trilogie New-yorkaise. Parce que maintenant je vais saisir mieux ce livre...

note: 4.5/5
(Mousseline)
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Roman autobiographique où Auster explore la solitude de son père après la mort de ce dernier. Somme toute, l'auteur comprend que pour pénétrer la solitude d'un autre, il faut examiner et comprendre sa propre solitude.

J'ai particulièrement aimé ce roman qui m'a rappelé la Trilogie New-yorkaise, tant par le traitement de la thématique de la solitude (comprendre la solitude de l'autre en la vivant soi-même) que par le type narration. En effet, dans la deuxième partie, le "Livre de la mémoire", Auster parle de lui-même à la troisième personne en se nommant "A". J'aime beaucoup cette manie qu'a Auster de se livrer sans pudeur en conservant un semblant d'anonymat!

note: 5/5
(Lafillasse)
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Le résumé ayant déjà été fait voici mon commentaire: avec ce livre, Paul Auster combat la mort en redonnant vie aux souvenirs tout en reconstituant le passé et son histoire familiale. J'aime sa manière d'appréhender la vie du deuil et de réfléchir sur le sens de la solitude et sur la perception qu'on peut avoir de celle-ci. Dans ce livre, il nous apprend à vivre intensément le présent en harmonie avec le passé.

Ce n'est pas une lecture facile puisque empreinte de pensées philosophiques, de réflexions sur la vie, la famille où l'auteur nous invite à son propre questionnement sur différents thèmes qui le préoccupent. Mon choix de lire ce livre est bien justifié puisque je vois cette lecture comme un préambule à ses autres livres. Très bien écrit, sensé, avec une charge émotionnelle bien dosée je lui octroie 4.25. Moon Palace se fait plus pressant à présent.

Note : 4.25/5
(Sereine)
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Le début m'intriguait, il y avait là derrière un petit air de Lydia Flem pour aborder le deuil et une maison à vider, pour affronter l'absence via le poids des objets et puis se perdre dans les souvenirs... oui, j'ai cru que ça me plairait beaucoup jusqu'au bout.

Puis ça s'est très vite gâté à mes yeux. Auster nous dresse le portrait d'un père qu'il ne connaît pas vraiment, il nous raconte l'homme en même temps qu'il le découvre à travers les caisses à trier, il se plonge dans des photographies et reconstruit sous nos yeux une vie par morceaux. Curiosité certaine de ma part au début puis très vite, je l'avoue, je me suis ennuyée. Comment? S'ennuyer avec Paul Auster? Ce n'est pas possible! Et bien oui et mon ennui fut total. J'ai pourtant persévéré, espérant retrouver dans le chapitre "Le livre de la mémoire" un semblant de chaleur ou d'humanité. A nouveau le bide. Rien. Aucune émotion, l'impression de lire un monologue savant et de plonger dans un bouillon de souvenirs et d'anecdotes qui n'ont rien éveillé en moi. Auster a eu envie de rendre hommage à son père. Ainsi qu'au déclic qu'il a provoqué chez lui en lui donnant la possibilité de vivre en tant qu'écrivain. Cela lui tient sans doute à coeur, il y a apparemment beaucoup de lui-même dans toutes ces lignes, mais je n'accroche à rien.

Est-ce de l'abnégation de la part de l'auteur de se présenter ainsi comme un enfant mal-aimé et un type paumé? Ou une certaine forme de victimisation soigneusement mise en scène?

Aucune chaleur à mes yeux dans ce texte, juste de la prose savante et élégante. Je ne vais sans doute pas me faire des amis dans le club des fans d'Auster en disant cela. J'ai attentivement lu et relu la lecture proposée par Pascal Bruckner à la fin de mon édition, mais ce génie qu'il encense, je ne l'ai pas trouvé. Voilà, c'est tout, il arrive qu'on passe complètement à côté d'un texte ou d'un auteur. Cela ne m'empêchera pas de poursuivre mon exploration austerienne mais avec moins d'enthousiasme qu'avant, c'est certain.

Note : 1.5/5
(Sakhti)

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