Orgueil et Préjugés
(10/18, 2000, 380 pages)
Elisabeth Bennett est la deuxième d'une famille de 5 enfants, toutes des filles. Leur
mère n'a qu'une idée en tête: les marier. Aussi, quand le jeune Mr Bingley
s'installe à Netherfield juste à côté de chez eux, elle rêve
de le voir épouser l'une d'entre elles. Celui-ci est d'ailleurs sous le charme de Jane,
l'aînée des soeurs. Mais c'est sans compter son ami, l'orgueilleux Mr Darcy, qui
ne voit pas cela d'un très bon oeil. Les Bennett le détestent mais pourtant, le
jeune homme n'est pas insensible au charme de l'ironique Elizabeth...
C'est une histoire d'amour en fait assez classique et sans surprise, mais alors,
racontée avec tant de talent! L'histoire seule, n'aurait pas retenu et gardé
longtemps mon attention, mais le roman est écrit de façon magnifique, la lecture
est un réel plaisir. Les caractères des différents personnages (et ils
sont nombreux) sont cernés avec précision, avec finesse, avec beaucoup d'humour
et d'ironie. Les sentiments sont décrits, disséqués à la perfection.
On apprend beaucoup de la société anglaise de cette époque, où le
principal but d'une jeune fille, était de se présenter au mieux en société,
et de faire un "beau" mariage. L'auteur dénonce entre autres l'erreur, de juger les gens
sur une première impression.
C'est un grand classique de la littérature anglaise, qu'à mon avis, il faut lire,
ne serait-ce que pour lire un auteur féminin, témoin de cette
époque. (La femme peut être intelligente et pas toujours une "niaise
romantique"...)
note: 4.5/5
(Chantal)
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On passe environ une année en compagnie de la famille Bennett (5 filles et leurs
parents) et leurs nombreux visiteurs, amis, voisins. Le thème central de cette
année est les possibilités de mariage des filles aînées, Jane et
Elizabeth.
Je ne peux rajouter grand-chose à ma critique, Chantal l'a fait merveilleusement! Tout
ce que je peux ajouter c'est une comparaison: j'ai lu l'an dernier Tess d'Urbervilles
de Thomas Hardy et j'avais détesté. La parodie de l'époque était
à mon avis très mal faite, l'humour tombait à pic, les femmes
étaient toutes sottes, etc. Ici, nous retrouvons encore une époque (à
peu près la même que Hardy) dépictée sous le sceau de l'ironie,
mais ça flotte! Austen sait diviser le tout, des gens un peu sots et extrêmes,
d'autres plus intelligents, tout ça en nous faisant un super portrait des moeurs de
l'époque. J'ai été vraiment enchantée et j'ai bien ri à
plusieurs reprises ("Ma parole, Jane sera bientôt une vieille fille, elle qui a
presque vingt-trois ans!"). J'ai même dû finir le livre assez tard une nuit
tellement l'histoire me prenait.
Ceci étant dit, même si j'ai adoré, je ne pense pas renouveller
l'expérience Austen car j'ai comme l'impression que tous ses livres doivent se
ressembler. Cependant, si la littérature anglaise classique vous tente, je vous le
conseille fortement, je ne pense pas qu'on puisse être déçu par ce livre!
Note : 4.5/5
(Mélodie)
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J'avais eu un mauvais contact il y a quelques années avec un des romans de
Jane Austen, "Emma" que je n'ai jamais fini. Aussi ai-je longtemps
hésité à retenter l'expérience même avec un autre
de ses livres. Je m'attendais à souffrir le martyre avec une histoire
à rallonge pleine de guimauve écoeurante et très ennuyeuse que
je n'aurai probablement jamais terminé seulement voilà : à
peine entamé les cinquante premières pages je suis tombée sous
le charme de l'écriture si légère et si facile à lire
avec beaucoup d'ironie et d'humour dans les réparties de ses personnages.
Pourtant l'histoire est somme toute sans grand rebondissement : un badinage
amoureux entre deux individus qui ont finalement beaucoup plus en commun qu'ils ne
semblent le croire. Comment Mr Darcy parviendra-t-il à séduire
l'indépendante et très pétillante Elisabeth Bennett? Il ne se
passe rien dans ses pages, pas de rebondissement, d'obstacle réellement
important autre que l'orgueil des deux intéressés, on se rencontre,
on voyage, on se retrouve, on s'écrit, et mise à part les frasques
d'une des soeurs cadettes de l'héroïne qui met un peu d'ambiance, tout
passe par l'évolution des sentiments de nos héros. C'est une
comédie romantique avec une pincée d'émotion et de l'humour.
Il est vrai que certains chapitres valent le détour en matière de
bonne rigolade. J'ai tout particulièrement apprécié le
très ridicule cousin Mr. Collins qui a comme idée fixe de se trouver
une épouse juste comme on peut se procurer un meuble Ikea (pardon pour la
comparaison légèrement hors du contexte historique) parce que
ça fera bien dans sa maison. Et la demande en mariage qu'il fait à sa
cousine Elisabeth est à mourir de rire. Mr. Collins est du genre à
être persuadé que si une femme refuse une demande c'est pour avoir le
privilège de dire oui à la seconde tentative. La mère de
l'héroïne et son obsession pour marier ses filles vaut le détour
également.
L'intelligence du récit est dans l'idée que le
sentiment amoureux ne nait pas toujours d'un coup de foudre mais qu'il se forge
petit à petit dans les gestes que l'on peut faire pour l'autre, qu'il faut
aussi savoir se remettre en question et savoir faire des concessions et que
prendre son temps dans une relation est parfois une bonne chose.
Note : 5/5
(Chimère)
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