Terre et fondation
(Gallimard/Folio, 2001, 506 pages)
C'est le dernier volume de la série fondation, le cinquième de la
trilogie (si l'on considère "Prélude" et "l'Aube" comme -1 et -2!).
Malheureusement pour moi, je me suis emmêlé dans les titres de la
série : j'ai emprunté celui-ci sans avoir lu le
précédant (le 4e, soit le premier livre qui se déroule
après le cycle originel). Néanmoins, la préface indiquait
qu'on pouvait quand même le lire indépendamment, et comme je partais
en voyage, je l'ai lu quand même.
Dans le volume précédant, Trevize rencontre Gaïa, un organisme
pan-planétaire, formé de tous ses composantes humaines, animales,
végétales et même minérales. Trevize sent que ceci
pourrait être un meilleur avenir de l'humanité, un
méga-organisme pan-galactique Galaxia, plutôt que le plan Seldon, mais
il n'en est pas convaincu. Il part à la recherche de la Terre, le monde
originel perdu, connu seulement à travers les légendes, pour
confirmer son choix. Avec quelques compagnons, il vogue d'une planète
à l'autre, poursuivant inlassablement leur quête, malgré les
dangers et les obstacles. Ils doutent même que cette mythique Terre existe
réellement.
Bien que j'ai dévoré le livre, car je désirais voir comment
Asimov concluerait, je me suis bien ennuyé lors du parcours, et j'ai
été finalement bien déçu par la finale
mystico-scientifique. De plus, le saute-mouton de planète en planète
prend l'allure des vieux épisodes de star Trek, à peine moins kitsch.
Je ne pouvais m'empêcher de songer pendant cette lecture à la
série de Douglas Adams, au message de Dieu à la création,
ainsi qu'à la question de l'univers, de la vie et tout.
Une fin bien décevante, certaines oeuvres gagnent à demeurer
inachevée...
Note : 2,5/5
(le réaliste-romantique)
|