La colline de l'ange
(Actes Sud/Babel, 2002, 176 pages)
Le roman est une parodie du roman Cecilia Valdés de Cirilo
Villaverde, un des romans fondateurs de la littérature cubaine, si
il y a UN classique cubain, c'est celui-ci.
Donc, je n'osais pas trop attaquer ce livre, pensant que j'allais
être totalement à côté de la plaque, et puis j'ai
lu un commentaire quelque part qui disait que l'on pouvait absolument
suivre sans avoir lu l'oeuvre originale.
Hé bien quel bon moment j'ai passé avec ce livre! Reinaldo
Arenas utilise ce qu'il maîtrise le mieux: La dérision. Du
coup il déforme et enfle tout, et en rajoute une couche sur la
dénonciation que faisait déjà Villaverde de l'esclavage.
Il prend toutes les situations clefs du livre originel (il me semble,
parce qu'en même temps, je l'ai pas lu) et s'amuse avec les
personnages, les met dans des situations complètement tordues, dans
l'extrême de tout ce qui pouvait se passer.
Et puis il utilise un procédé que j'adore dans les romans,
celui de donner la possibilité aux personnages de prendre conscience
de leur statut de personnages. Ils s'en vont donc demander des
comptes à l'auteur! Ils vont même jusqu'à traiter de
crétin Villaverde et Arenas!
Bon ben du coup, j'ai bien envie de partir à la recherche du vrai
Cecilia Valdés, totalement introuvable en France...
Note : 5/5
(Cryssilda)
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