Celestino avant l'aube
(Edition Mille et une nuits, 267 pages)
Le roman raconte l'enfance d'un enfant et de son cousin Celestino qui
passe son temps à écrire de la poésie sur les arbres que son grand-père
s'empresse de couper. Tout celà se passe dans la campagne cubaine, dans
une famille de gens peu recommandables. Du coup, ces deux enfants vivent
un enfer...
Ce roman est très déroutant, car Reinaldo Arenas ne se contente pas de
raconter l'enfance de ses personnages, mais mélange la réalité et le rêve
dans lequel les enfants semble s'épanouir, réinventent leur vie comme ils
la voudraient avec tous les excès de l'imagination de l'enfance.
Pour moi, ce roman est une réflexion sur le rôle de la poésie, de la
littérature, qui sert d'évasion, de liberté de
rêver dans une société dans laquelle il est difficile de
vivre. Reinaldo démontre la force des mots qui permet de penser, de
rêver, d'espérer, de développer l'esprit
critique, de raisonner et d'avancer.
La poésie et la littérature sous une dictature font peur, car elles
éveillent les esprits, permettent aux gens de s'élever un peu au-dessus de
tout ce qu'on essaie de leur faire rentrer dans la tête à "coup de
hache".
Ce roman est magnifiquement écrit, il est plein de lyrisme et de
rêve, on est parfois à la limite du conte de fées grâce
à l'imagination débordante des enfants, qui s'inspirent de ce
qui les entoure, c'est-à-dire les arbres, les animaux, les insectes
et la magie du brouillard et des mots.
Un petit chef-d'oeuvre ce livre.
Note : 5/5
(Cryssilda)
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